OCHOA,
Eliades (Songo La Maya 1946)

Issu d’une modeste famille de la campagne orientale, Eliades est, dès ses jeunes années, attiré par la guitare et à six ans égrène ses premières notes. Ses parents jouent du tres et ses deux frères et trois sœurs  jouent de la guitare, chantent…Son demi-frère Enrique OCHOA joue de la guitare. Il accompagne durant de nombreuses années Carlos PUEBLA. Eliades s’imbibe complètement du Son oriental, tant musicalement que culturellement. On lui conte toutes les histoires de la campagne, des fêtes et divers événements qui toujours s’entouraient de musique. Bientôt il s’intéresse aussi aux groupes traditionnels, « Los COMPADRES », « Benny » MORÉ

A douze ans il doit commencer à travailler pour compléter les maigres revenus de la famille. Il le fait à travers sa passion, la musique et organise un dúo avec Astrubal  LLAUGER, puis un trío avec« Yeyo » GARCÍA et « Lelé » CARMAÑOL. Il gagne Santiago pour pouvoir jouer dans les bars dont certains mal famés et clandestins ou ses duos ou trios rencontrent un franc succès. La musique ne suffit pas et Eliades OCHOA est aussi vendeur de journaux, cireur de chaussures…

Un des premiers trio de Eliades -à droite-
avec Benito Suárez, guitare, et Carmañol, voix.

 

En 1959 avec un autre trio composé de sa soeur María et de Radamés Carmañol.

 


En 1959 il est invité à travailler avec d’autres artistes de la ville pour un programme sur Radio Turquino. Il alterne ce travail avec des présentations régulières au bar El Batey.  La Révolution lui permet d’accéder à des cours qui le font progresser sur le plan musical et en 1963 il est engagé pour le programme Ecos de la Agricultura sur la station radiophonique CMKC. OCHOA fréquente à ce moment de vieux cantantes. Il  intervient également sur un autre programme,  Trinchera agraria,  où il est directeur musical, chanteur et guitariste. Il appelle son ami Radamés CARMAÑOL, le contrebassiste Roberto NÁPOLES et Eugenio MUÑOZ et forme avec eux un groupe qui accompagne les chanteurs et repentistas qui interviennent dans le programme. La popularité d’Eliades est importante dans la ville et ses environs.

En 1970 Eliades OCHOA intègre le « SEPTETO TÍPICO ORIENTAL » et devient membre de la Casa de la Trova où il joue en dúo avec Roberto ROSELL. Il intègre également le groupe du Cabaret San Pedro del Mar puis forme un autre dúo avec Faustino « El Guayabero » ORAMAS. Il remplace en 1973 « Pucho el Pollero » dans le « QUINTETO de la TROVA SANTIAGUERA » composé de figures historiques de la trova. Il participe avec la formation à divers festivals ainsi qu’à des tournées nationales et notamment au Festival de la Toronja dans l’Ile de la Juventud. La réputation et les qualités d’Eliades  sont remarquées par Francisco COBAS, le directeur du « CUARTETO PATRIA », qui l’engage en 1978. OCHOA va assurer les parties de guitare et la direction du cuarteto. Il utilise alors une guitare de son invention. L’instrument a huit cordes accordées différemment de celles la guitare traditionnelle, obtenant ainsi un son proche de celui du tres.

Comme arrangeur il donne un aspect plus moderne au répertoire du « PATRIA ». La formation comprend alors Eliades, guitare et voix ; Francisco COBAS, voix et seconde guitare; Hilario CUADRAS, première voix et maracas et Aristóteles LIMONTA et dans cette configuration le cuarteto est élu meilleur groupe santiaguero dès l’année suivante ce qui le conduit dans la capitale en 1980 pour le Festival Adolfo Guzmán auquel s’enchaînent le Festival International de Varadero et la première tournée internationale à travers diverses îles de la Caraïbe pour la Carifest.  Le premier disque d’Eliades OCHOA et également du « CUARTETO PATRIA » est enregistré à Santiago de Cuba cette même année. Il contient le thème « Harina de maíz criolla ».

Le Cuarteto Patria avec Hilario Cuadras, Aristoteles Limonta, Eliades et Pancho Cobas en 1979.

En 1983  Eliades et ses partenaires voyagent à Leningrad, enregistrent de nouveau l’année suivante des thèmes de Ñico SAQUITO, invité pour le disque, qui paraissent sous le titre « María Cristina me quiere gobernar ». Ils reviennent au Festival de Varadero en 1984.
Au cours de l’année 1986 OCHOA et le cuarteto laissent en stand by plusieurs thèmes enregistrés à Santiago et Eliades fait la connaissance de Francisco REPILADO alias  « Compay Segundo ». Celui-ci, retiré de la vie musicale, lui donne une cassette et propose à Eliades d’inclure au répertoire du « CUARTETO PATRIA » quelques-unes de ses compositions. OCHOA est conquis par un thème, « Chan Chan ». Tous deux commencent à se rencontrer, « Compay Segundo » participe aux descargas lors des répétitions du groupe et ils se revoient à La Havane pour divers programmes et en  particulier pour Alegrías de Sobremesa sur Radio Progreso.

Hilario CUADRAS disparaît en cette fin des années quatre-vingt. LIMONTA et COBAS se retirent de la vie musicale et Eliades doit réorganiser la formation. Il introduit le bongó de Joaquín SOLÓRZANO au sein du groupe obtenant la sonorité qu’il recherchait depuis un certain temps.
La fréquentation avec « Compay  Segundo» conduit OCHOA à entraîner Francisco  à Washington pour le XX° Festival des Cultures Traditionnelles organisé par le Smithsonian Folkways. Avec le « PATRIA » « Compay » obtient un immense succès qui débouche sur une collaboration discographique entre le « CUARTETO PATRIA » désormais intégré par Eliades, Joaquín SOLÓRZANO, Benito SUÁREZ, guitare et voix ;  Armando MACHADO, contrebasse et « Compay ». Ainsi est enregistré en 1989 « Chanchaneando con Compay Segundo » avec notamment le désormais célèbre « Chan Chan ». Tandis qu’ils se produisent dans l’île, ils deviennent des piliers de la Casa de la Trova , participent au Festival Pepe Sánchez. La télévision réalise plusieurs programmes incluant OCHOA, le cuarteto et Francisco REPILADO. En 1992 une prestation aux Canaries avec neuf musiciens est l’occasion d’enregistrer « La Parranda del terror ».

1988. Le Cuarteto avec Compay Segundo au centre.
A droite Eliades et Benito Suárez et à gauche et Joaquín Solórzano et Armando Machado
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Régulièrement le directeur du cuarteto conduit celui-ci dans les studios de Santiago pour y laisser de nouveaux titres. Fréquemment LIMONTA et COBAS y participent ainsi que Humberto OCHOA et sa guitare. D’autres thèmes enregistrés lors d’un séjour à Mexico complètent ces enregistrements pour  déboucher sur le disque « A una coqueta » en 1993. En même temps sont enregistrés une série de thèmes puisés dans le répertoire de « Los COMPADRES » qui seront édités six ans plus tard sous le titre « Se soltó un león ». De nouveau l’année suivante la formation doit être restructurée. Eliades appelle Roberto TORRES, voix et bongó ; William CALDERÓN, contrebasse et Humberto qui ainsi devient membre à part entière du «  CUARTETO PATRIA ». Une tournée se profile au Venezuela puis en Espagne où le cuarteto est de nouveau invité à enregistrer. Avec l’incorporation du fils d’Eliades, Eglis, maracas et chœurs, le cuarteto comprend cinq membres qui offrent « La Trova de Santiago de Cuba. ¡Ay mamá, que bueno ! ». Un concert mémorable à Londres au Queen Elisabeth Hall, marque l’année 1995.


Eglis, Humberto et Eliades Ochoa à La Casa de la Trova.


Au fil de ces années Eliades OCHOA a crée un son, une marque typique pour  son groupe qui ne peuvent être confondus avec nul autre.  Désormais c’est sous l’appellation « Eliades y su CUARTETO PATRIA » que se produit la formation. Et c’est sous ce titre qu'est enregistré un nouvel album en 1996.

Au fil de ces années Eliades OCHOA a crée un son, une marque typique pour  son groupe qui ne peuvent être confondus avec nul autre.  Désormais c’est sous l’appellation « Eliades y su CUARTETO PATRIA » que se produit la formation. Et c’est sous ce titre que sort un nouvel album en 1996.
Cette année marque une nouvelle étape pour Eliades OCHOA qui est appelé à La Havane par le sonero Juan d’Marcos GONZÁLEZ pour entrer dans un projet avec Ry Cooder qui à terme deviendra le disque « Buena Vista Social Club ». Une tournée en Europe l’amène à croiser la route du saxophoniste Manu Dibango et cette rencontre se concrétise par un enregistrement du « CUARTETO PATRIA » avec le saxophoniste africain. Les thèmes sont puisés dans le répertoire traditionnel cubain, « El manisero », « El paralítico », « Son de la loma »… Les partenaires du duo sont Humberto, Eglis, William CALDERÓN  à la contrebasse ; Roberto TORRES, percussions et le guitariste congolais Jerry Malekani.

Tandis que le cuarteto continue d’animer la vie musicale santiaguera une nouvelle tournée se prépare au Canada puis en Martinique et, au début de 1998, en Colombie où « Eliades y su CUARTETO PATRIA » participent aux carnavals accompagnant Omara PORTUONDO et la sœur d’Eliades, María OCHOA. Le « BUENA VISTA SOCIAL CLUB » rappelle Eliades pour les désormais historiques concerts d’Amsterdam.

Eliades Ochoa avec les principales figures du Buena Vista Social Club.

Cette escapade n’altère nullement le travail du cuarteto qui part en Norvège où il collabore avec le joueur d’harmonica Charlie Musselwithe et enregistre avec lui « Continental Drifter ». Revenu au sud du continent Eliades et ses partenaires réalisent une tournée pour les espagnols de Yeyeiba et Músicas del Mundo. Cette tournée européenne les fait coïncider sur les scènes avec d’autres formations de Santiago de Cuba: la « ESTUDIANTINA INVASORA » ou la « VIEJA TROVA SANTIAGUERA »… Un saut par dessus l’Atlantique emmène la formation au Carnegie Hall pour une prestation commune avec le « BVSC ». Eliades OCHOA tisse de solides liens avec les compagnies discographiques espagnoles. Le peu de temps passé à Cuba permet toutefois à OCHOA d’enregistrer à Santiago un disque en hommage au guarachero Ñico SAQUITO avec des thèmes  de celui-ci, pour certains inédits comme « La venganza del perico » ou célèbres tel que « Al vaivén de mi carreta ». « Eliades y su CUARTETO PATRIA » se déplace encore avec un succès énorme en fin d’année à Mexico.  Pour concrétiser les accords pris à Madrid avec la compagnie Virgin, Eliades prépare dès le début de 1999 le matériel pour réaliser un nouvel enregistrement qu’il veut rétrospectif. Il recrute pour le projet le trompettiste Aníbal ÁVILA du « SEPTETO TURQUINO » et celui de « SON 14 » Juan CASAS. Le disque, enregistré à Los Ángeles avec une pléiades d’invités non-cubains, prend pour titre « Sublime Ilusión ».

A Santiago de Cuba le Festival de la Trova Pepe Sánchez rend hommage au « CUARTETO PATRIA », à Eliades et à « Pancho » COBAS son fondateur. Une longue tournée en Espagne permet la promotion du disque. Elle se poursuit en Italie, France, Hollande, Allemagne... coïncidant souvent avec des projections du film Buena Vista Social Club. A Mexico le cuarteto retrouve Musselwhite qui se joint à lui pour plusieurs titres « Teje que teje », « Cholito »… auxquels il avait contribué pour le disque. Le succès lui ouvre les portes des Etats Unis et en fin d’année « Eliades y su CUARTETO PATRIA » parcourt le pays de Washington à San Francisco… En mai Eliades reçoit à la Casa de la Música de La Havane  un Prix de la Musique. Il monte sur scène pour l’occasion avec son cuarteto et invite le pianiste « Pepecito » REYES. En juin à Santiago le « CUARTETO PATRIA » avec Eliades partage la scène le Portoricain Andy Montañez et en octobre le guitariste se produit au Teatro Herredia de Santiago avec ses partenaires.


Eliades, le Cuareto et Andy Montañez.

Profitant de l’enthousiasme des publics la compagnie incite Eliades OCHOA à mettre en chantier un autre disque. Pour « Tributo al Cuarteto Patria » Eliades rappelle une vieille légende,« El Guayabero » ORAMAS et le contrebassiste Armando MACHADO, Joaquín SOLÓRZANO et sa sœur María.  Le disque est enregistré à Santiago et à Madrid en 2001. Les thèmes sont des classiques qu’OCHOA rajeunit : « Yiri, yiri, bon », « Calderito de tostar café », « Tiempo entero »… Parallèlement Eliades relance la carrière des « HERMANAS FERRÍN » .

L’année suivante, 2002, marque une entrée dans davantage de modernité. Pour le projet de disque « Estoy como nunca » Eliades modifie l’ensemble des instruments, travaille davantage les chœurs, s’ouvre à divers genres et s’associe des musiciens sortant du cadre habituel. Ainsi il convie Luís Eduardo Aute, le groupe « Jarabe de Palo », le chanteur « Moncho El Gitano de Cuba ». Cette incursion vers d’autres mondes continue lorsque les hollandais du groupe « Blof » l’invitent à participer à un enregistrement qui voit le jour en 2006 sous le titre "Hemmingway". La tournée mondiale passe par l’Espagne où le public vibre au son des classiques « El Chicharrón  es pellejo », « Mi cafetal », « Arrimate pa’ca »… Il joue en novembre sur le Zocalo de México, dans diverses villes mexicaines et participe au spectacle La Ola Cubana à l’Auditorium du Palais des Beaux Arts de la capitale.

En 2004 OCHOA offre trois thèmes inédits pour une compilation qui prendra pour nom « Un guajiro sin frontera ». On y trouve de nouveau la collaboration d’Aute. Eliades est invité à Naples à l’initiative du Vatican pour chanter son œuvre « Paz para el mundo » accompagné d’un orchestre symphonique et un chœur multiethnique. Il poursuit le voyage à travers l’Italie puis l’Espagne.
Lorsqu’il est à Santiago, Eliades et le cuarteto se présentent chaque semaine dans divers lieux de la ville.
L’année 2005 est presque entièrement consacrée à l’étranger. Les publics d’Allemagne, Hollande, Suède, Belgique, Portugal reçoivent « Eliades y su CUARTETO PATRIA » qui revient sur les terres du nouveau monde pour visiter le Mexique, le Chili, le Venezuela et l’Argentine.

Le guitariste prend une part active lors du tournage en 2006 d’un documentaire sur les musiques du monde tourné à Santiago de Cuba. A la fin de l’année il entame une grande tournée dans l’île ; treize concerts commençant à Pinar del Río et s’achevant à Santiago de Cuba avec un concert remarqué à Guantánamo. En mars pour le 45° Festival Pepe Sánchez à la Sala Dolorès de Santiago Eliades joue avec le cuarteto en même temps qu’il préside l’événement.

2007. La tournée européenne de cette année passe par la France pour une dizaine de concerts de Lille à Bourges en passant par Verdun, Massy, Besançon, le Parc de La Vilette à Paris…. La formation part en la Suisse, à Londres et donne un très beau concert au Barbican Hall. « Eliades y su CUARTETO PATRIA » est formé, au moment du passage en France de Humberto GARCÍA, piano ; Osnel ODIT, guitare ; José Ángel MARTÍNEZ, basse ; Jorge MATURELL, percussions ; Eglis OCHOA, maracas ; Alain DRAGONIT et Lennis LARA,  trompettes. Le guitariste est aux côtés du « SEPTETO NACIONAL » à La Havane en décembre pour le concert final de la tournée des 80 ans de cette formation.


Eglis Ochoa, Osnel Odit, Lennis Lara et Alain Dragonit. Photographies Tom Erhlich, Timba.com.

Au début de 2008 « Eliades y su CUARTETO PATRIA », offre un beau concert à La Coruña et retourne en Espagne lors de la tournée estivale passant par la Sala Clamores de Madrid. Le cuarteto a nettement évolué depuis quelques années et comprend deux trompettistes et un pianiste. Les escales françaises incluent le Festival d’Ile de France, le Festival Cuba Son ! à Paris où les santiagueros retrouvent le  « SEPTETO NACIONAL ». Ce sont ensuite une douzaine de villes hollandaises qui accueillent la formation avant l’envol vers la Bulgarie pour une prestation au Palais National de la Culture. En fin d’année Eliades renoue avec l’idée initiale du projet ayant débouché sur le  disque « Buena Vista Social Club ». Quatorze années sont passées mais le guitariste le relance. Il se réunit en Espagne avec ses musiciens cubains et des maliens parmi lesquels Bassekou Kouyaté, Djelimady Tounkara, Toumani Diabaté, Kassé Mady Diabaté et commence l’enregistrement de « Afrocubism ».


Ochoa et Afrocubism.


La formation cubaine que l’on appelle toujours cuarteto joue en Angleterre avec le « London Lucumi Choir » au début de 2009, retourne en Espagne avec Marco Antonio FERNÁNDEZ au piano, au Maroc pour le Festival Mawazine ; puis en France à Saint Germain en Laye et en Roumanie à l’automne. La boucle s’achève en novembre au Womad de las Palmas de Gran Canaria. Dans l'île OCHOA participe au concert Paz sín Frontera avec le "SEPTETO NACIONAL" .

Toronto et diverses villes du Canada accueillent le cuarteto au début de 2010. Au milieu de l’année « Eliades y su CUARTETO PATRIA »  et ses partenaires maliens entament  en Espagne une tournée de plus de deux années, coïncidant avec la sortie à l’automne du disque « Afrocubism ». Ils se produisent en Nouvelle Zélande en juillet au Festival Internacional des Arts de New Plymouth, puis au Palais des Beaux Arts en Belgique en novembre, à Montréal, Boston New York… et au Bataclan à Paris en décembre 2010.
Bien que « Eliades y su CUARTETO PATRIA »  passe la majeure partie du temps en tournées internationales la formation trouve l’opportunité de donner un concert en décembre à la Casa de la Trova de Santiago de Cuba.

La pause santiaguera permet à OCHOA de commencer, dans les premiers jours de 2011, à enregistrer une série de thèmes pour une anthologie. Au milieu de 2011 on retrouve à Eliades et Afrocubism dans plusieurs grands festivals français, Nuits des Suds, Estivales, Fiest’ASète, Jazz in Marciac… ; en Suisse pour le Paléo Festival de Nyon, en Afrique. Au mois d’octobre  « Eliades y su CUARTETO PATRIA »  investit une nouvelle fois la Casa de la Trova.

En 2012  OCHOA retrouve Afrocubism à New York et une ultime fois en France au milieu de l’année avant que chacun retourne à ses propres activités. Le cuarteto est de nouveau à l'affiche de Jazz in Marciac en août ; en Argentine en septembre ; au Canada en novembre pour des concerts à Montréal, Toronto, Ottawa; en Belgique à Anvers et donne plusieurs concerts en Hollande pour certains avec le « BUENA VISTA SOCIAL CLUB ». Le guitariste prépare également de nouveaux enregistrements.

Avec la grande formation Eliades continue de travailler régulièrement au long de l'année 2013. Son groupe personnel se produit au Mexique notamment à Texcoco et pour le Festival 5 de Mayo de Puebla.


Texcoco. Répétition. Photographie Dora Lazcano. Vaquita Productions.

A La Havane le guitariste et son groupe donnent un concert au Teatro Lorca et, inévitablement, en début d'année puis pour la clôture du Festival de la Trova dans sa ville de Santiago de Cuba. Il enregistre dans les studios Egrem de la ville un nouveau disque en retrouvant le format originel du « CUARTETO PATRIA ». A la fin de l'année Eliades participe aux concerts donnés à La Havane dans le cadre de la Feria Internacional de Artesanía.


Au mois de février 2014  Eliades se rend à Cancún pour prendre livraison de la guitare électrique qu’il a commandée au luthier local Jorge Coulin. Il en profite pour l’essayer en trio avec Coulin au violoncelle et un percussionniste dans une fête privée où ils interprètent « Chan Chan », « Pintate los labios María », « Volver », « El Carretero », «  El Manisero »…. Alors qu’il est en tournée avec le « BUENA VISTA SOCIAL CLUB » il est invité avec ses partenaires à jouer en juin à la Maison Blanche. L’annonce de la décision du groupe de ne pas poursuivre ses activités pousse OCHOA à réactiver son cuarteto et à lancer la trilogie qu’il a enregistrée avec, sous le titre « El Eliades que soy ». Celle-ci est constituée de  « Un bolero para ti », enregsitré en 2012. « Mi guitarra canta », un ensemble de thème instrumentaux avec notamment « La Comparsa », « Caballo Viejo »… mais aussi « Hey Jude ». Le troisième volet « Eliades y la banda del Jigüe » est destiné aux danseurs et comporte des rythmes caribéens, Merengue, Vallenato, Sones
On peut entendre également  Eliades OCHOA avec « SEXTO SENTIDO » dans le programme  télévisé 23 y M dans une version de « Lágrimas Negras » ou avec « CUBA LIBRE » pour « Beso discreto ». En décembre il participe à la Fiesta de la Guantánamera à Guantánamo. Il offre trois concerts  présentant des thèmes issus de « El Eliades que soy » et chante « Pintate los labios María » accompagné par le « CHANGÜI  de GUANTÁNAMO ».

Lorsqu’il se trouve à Santiago de Cuba sa présence est fréquente à la Casa de la Trova ou autres scènes musicales santiagueras tout comme au cours de l’année suivante où, tout en poursuivant l’ Adios Tour du « BVSC », il présente avec  son « CUARTETO PATRIA » au Salón Los Ángeles de Mexico ses trouvailles concernant les premières années du « BUENA VISTA SOCIAL CLUB » lors des sessions organisées par Ry Cooder.  Le disque sort sous le titre « Joyas Encontradas » et inclus les  figures historiques du groupe COMPAY SEGUNDO, Omara PORTUONDO, Ibrahim FERRER, Rubén GONZÁLEZ, Carlos CALUNGA qui remplaça Ibrahim, Cachaíto LÓPEZ, Miguel Angá DÍAZ… Parmi les thèmes on retrouve « Bruca Manigua », « Macusa », « Tiene sabor », « Bodas de oro », « Cómo fue », « ¡Canta Rubén! »… Cette même année Eliades enregistre pour Tumi Music un disque en duo avec un musicien incontournable de la Trova santiaguero le guitariste Alejandro ALMENARES.

Ochoa y Almenares. 2015.


En juillet il annonce qu’il réalise son dernier concert avec le « BUENA VISTA SOCIAL CLUB » au Coliseo de  Puerto Rico.
Poursuivant ses enregistrements il retrouve en décembre le duo « MELODÍAS CUBANAS » de Georgina RIVEAUX et Candelaria SUÁREZ, deux autres figures historiques de la Trova de Santiago. Les thèmes enregistrés sont parmi les plus représentatifs de l’histoire du genre « Mujer Perjura », «  Mariposita », « Y tú que has hecho », « Silencio »…
Le guitariste est aussi présent dans la capitale de l’Oriente pour l’inauguration du Ranchón del Músico…

Dès janvier 2016 Eliades OCHOA part avec le « CUARTETO PATRIA » pour les Etats Unis où il se présente avec Barbarito TORRES au Orpheum Theatre de  Boston; au Filmore de Silver Spring ; à Chicago,  au Alex Theater de Glendale ; au Historic Ball Theater de San Leandro…


Ochoa et Barbarito Torres. Etats Unis 2016.

Au retour il présente à La Havane le disque « Guajira más Guajira » enregistré l’année précédente avec sa sœur María OCHOA et le groupe « ALMA LATINA ». Eliades part ensuite au Venezuela. En avril, bien qu’il ait annoncé son départ de la formation, il est en Angleterre avec le « BVSC ».
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© Patrick Dalmace

Discographie sélectionnée:
* « Son de Oriente », Santiago de Cuba 1980, Egrem 185.
* « Chanchaneando »,  Santiago de Cuba 1989, Egrem 293.
* « Eliades Ochoa y el Cuarteto Patria », Santiago de Cuba, 1996, Egrem 177.
* « Cuidadito Compay Gallo », Scub 1998, Egrem 318.
* « Sublime Ilusión », Los Ángeles 1999, Yerbabuena/Virgin 085.
* « Llego el Cuarteto Patria », Santiago de Cuba 2000, Egrem 177.
* « Tributo al Patria », Santiago de Cuba/Madrid 2001, Yerbabuena/Virgin 116.
* « Un bolero para ti», L.H., 2012, Egrem.
* « Mi guitarra canta», L.H., 2012, Egrem.
* « Eliades Ochoa y la Banda del Jigüe », L.H., 2012, Egrem.
* « Eliades Ochoa desde el Gran Teatro de La Havana », L.H. 2014, Egrem 1208.

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